sortie sous la pluie...
Publié : 20 nov. 2014 20:42
Ne sachant que faire et dans l obligation de me déplacer l'autre après midi, un rapide coup d oeil m' informait que l orientation immédiate et irréversible de ma vie dans les deux prochaines heures serait...humide.
En effet il pleut !!!
Je sais que mon Pirelli raide de neuf remplace avantageusement le Dunlop, n'empêche, va falloir être fin sur la trajectoire, délicat dans la mise sur l angle, poète dans la remise des gaz...
Bref, va falloir piloter et, au dire de mes copains, de ma femme et de ma banquière, y parait que je m' y connait pour filer devant la difficulté. Mwouai mwouai mwouai. Je sais pas si c'est super comme comparaison, mais c'est suffisamment imagé pour en rester là et ne rien vous dévoiler de plus de ma vie privée...
La mt01 chauffe tranquillement sur sa béquille, semblant me dire "fait moi confiance, je te ramènerai" que ça me rappelle furieusement ma première nuit d amour ou l'angoisse se mêlait à l' excitation, ou le désir affrontait la fuite ! On était déjà en milieu humide à l'époque ...
La porte automatique du garage s' ouvre sur l'exterieur comme le rideau d'un théâtre sur une salle comble. Il drache à mort. Le trac cède la place au courage.
Lentement, mon pied gauche enclenche la première et ma main libére l' embrayage, gage d une avancé vers le liquide céleste...
Les premières gouttes de pluie s écrasent sur la visière comme pour me supplier de faire marche arrière, mais non, je suis un chevalier des temps moderne avançant vers son destin faisant fi de l agression extérieure.
Je sors de la ville en rencontrant son lot de feux tricolores trouvant drôle de passer du vert au rouge a ma simple approche. Normal, un chevalier, ça s admire, ça se remarque, c'est un halo de luminosité dans la grisaille.
N empêche que ces freinages inattendus et répétés ont déjà changé la couleur de mon caleçon par deux fois...
Les espaces s' ouvrent enfin et l' horizon gris me tend les bras. Je passe enfin la cinq. Les gouttes glissent a présent à l horizontale sur va visiere, comme le filet d eau qui entre par ma manche, mais je vais vers mon but. Rien ne pourra m arrêter.
Enfin la boutique, le but ultime approche, je le sais je le vois.
La moto entre lentement sur le parking, je déploie la béquille comme le marin affale la voile en entrant au port, fier de son voyage, et pousse la porte.
- "Bonjour !!!! Je viens chercher un colis, ma femme a reçu son mail de confirmation..."
- " hooo désolé Monsieur, il n est pas encore là !!!"
Le tonnerre gronde dehors, l eau quitte ma manche comme si elle sentait qu'il allait se passer un truc !
Je rechausse mon casque, silencieux et calme.
Remonte sur ma belle MT one.
Mon pied caresse le sélecteur, la couleur de mon caleçon n a plus d importance...
Bref, je rentre chez moi...
En effet il pleut !!!
Je sais que mon Pirelli raide de neuf remplace avantageusement le Dunlop, n'empêche, va falloir être fin sur la trajectoire, délicat dans la mise sur l angle, poète dans la remise des gaz...
Bref, va falloir piloter et, au dire de mes copains, de ma femme et de ma banquière, y parait que je m' y connait pour filer devant la difficulté. Mwouai mwouai mwouai. Je sais pas si c'est super comme comparaison, mais c'est suffisamment imagé pour en rester là et ne rien vous dévoiler de plus de ma vie privée...
La mt01 chauffe tranquillement sur sa béquille, semblant me dire "fait moi confiance, je te ramènerai" que ça me rappelle furieusement ma première nuit d amour ou l'angoisse se mêlait à l' excitation, ou le désir affrontait la fuite ! On était déjà en milieu humide à l'époque ...
La porte automatique du garage s' ouvre sur l'exterieur comme le rideau d'un théâtre sur une salle comble. Il drache à mort. Le trac cède la place au courage.
Lentement, mon pied gauche enclenche la première et ma main libére l' embrayage, gage d une avancé vers le liquide céleste...
Les premières gouttes de pluie s écrasent sur la visière comme pour me supplier de faire marche arrière, mais non, je suis un chevalier des temps moderne avançant vers son destin faisant fi de l agression extérieure.
Je sors de la ville en rencontrant son lot de feux tricolores trouvant drôle de passer du vert au rouge a ma simple approche. Normal, un chevalier, ça s admire, ça se remarque, c'est un halo de luminosité dans la grisaille.
N empêche que ces freinages inattendus et répétés ont déjà changé la couleur de mon caleçon par deux fois...
Les espaces s' ouvrent enfin et l' horizon gris me tend les bras. Je passe enfin la cinq. Les gouttes glissent a présent à l horizontale sur va visiere, comme le filet d eau qui entre par ma manche, mais je vais vers mon but. Rien ne pourra m arrêter.
Enfin la boutique, le but ultime approche, je le sais je le vois.
La moto entre lentement sur le parking, je déploie la béquille comme le marin affale la voile en entrant au port, fier de son voyage, et pousse la porte.
- "Bonjour !!!! Je viens chercher un colis, ma femme a reçu son mail de confirmation..."
- " hooo désolé Monsieur, il n est pas encore là !!!"
Le tonnerre gronde dehors, l eau quitte ma manche comme si elle sentait qu'il allait se passer un truc !
Je rechausse mon casque, silencieux et calme.
Remonte sur ma belle MT one.
Mon pied caresse le sélecteur, la couleur de mon caleçon n a plus d importance...
Bref, je rentre chez moi...