la der 14...
Modérateurs : Tartofraiz, Tartofraiz, enzo13, enzo13, fraisa, fraisa, Tartofraiz, enzo13, fraisa, Tartofraiz, enzo13, fraisa
la der 14...
A faire pâlir tous les Marquis de Sade,
A faire rougir les putains de la rade,
A faire crier grâce à tous les échos,
A faire trembler les murs de Jéricho,
Je vais ROULER
Je vais ROULER
Comme on n'a jamais ROULER
Je vais ROULER
Plus loin que tes rêves ont imaginé.
Je vais ROULER. Je vais ROULER.
C'est avec ces paroles de notre incontournable Michel SARDOU dans la tête, que pour la dernière sortie de l'année avec la grosse moto, j'envisageais une sortie sur les routes des alentours.
De plus, ayant passablement foiré mon footing du matin, moi qui d'habitude cours comme un lapin devant une voiture, l'envie se fait obligation.
Et enfin, contemplant mornement mon plat de purée-saucisses du midi, décision était prise d'envoyer un SMS à LY pour la dernière de l'année.
C'était sur, j'allais rouler ET envoyer la purée !
Ly à dit OUI,
Ly y était aussi !
Devant le cinéma, lieu de RDV habituel, les pétasses à cigarettes me toisent mollement lorsque j’entends le bruit chaloupé d'un bi se rapprochant.
Ly est dans les parages et l'heure du départ approche donc.
Un rapide topo sur l'état de la route confirme ma première impression. C'est gras-mouillé.
Pour imager le truc et que tu te rendes bien compte, gras mouillé c'est comme moi lorsque je prend un bain de mer. Le gras ressemble à mes abdos, et le mouillé mets tout ça en valeur...
Derrière les camions qui nous repeignent copieusement et que nous effaçons d'une simple rotation de la poignée, nous quittons la RD 1083 pour rejoindre NANC et prendre la direction du château d' Andelot.
Ça tourne et ça virevolte avec aisance, sans libération excessive du trou de balle, car un virage sur trois est bien pourri, mais on est à l'aise.
L'air est doux, le ciel à peu près clair, le regard larmoyant de vitesse. Bref on profite aisément de la situation privilégiée de rouler un 19 décembre par 11°C.
Nous longeons à présent l'ancien chemin médiéval menant au château. Les pierres sèches se querellent avec la mousse vert profond pour occuper l'espace, lorsque le château se dévoile enfin.
Un faible mur d’enceinte ne gâche pas la vue. Face à nous, tout de pierres grises, se dresse un fameux donjon ou sont accolé les murs d’habitations. Les fenêtres aux petites surfaces vitrées nous défient et le pont-levis impose fièrement sa puissance.
Sur la droite, la chapelle privée oppose son calme, passage obligé vers le cimetière séculaire en contrebas.
C'est toujours aussi splendide et ne m'en lasse jamais.
Ly atteste, et il est certain que ceux qui viendrons dans les parages profiteront également de ce joli coin.
On remets les casques, faisons demi tour sur la pointe des pieds et appliquant avec grand soin un maximum de pression sur les graviers roulant pour prévenir toutes chutes stupides et c'est reparti.
On attaque les lacets en descente qui nous ramènent le long sur Suran et je me mets en quête d'une fromagerie afin de dégoter le fameux Comté AOC 12 mois d'affinage. En vain. C'est ouvert le matin, et le matin seulement.
Mais peut importe, on continue vers Ramasse en enchaînant courbes rapides, virages soyeux, trajectoire impeccable. On est bien. C'est cool, esthétique et harmonieux...
Dans le lointain, nous découvrons l'aspect cotonneux des nuages qui recouvrent notre belle ville de départ.
A peine pénétrons nous dans cette atmosphère ouaté, que j’aperçois la silhouette de deux chevaux se détachant à contre jour, dans une lumière or et flouté. La courbe du champ est douce, le prés encore vert. Instant magique et éphémère.
A peine celui-ci dissipé que nous nous retrouvons dans la purée (encore?!) avec une visibilité réduite. Rien de dramatique car je sais que mon regard retrouvera devant une bière de noël au reflets roux, toute sa netteté.
On parle de la balade attablé en terrasse. Le jour disparaît lentement et les lanternes éclairent mieux encore nos montures au repos.
Qu'il est plaisant de constater, qu'elles attirent de nombreux regards, malgré leur ages, malgré les souillures de la ballade...
Du papas aux gamin, le père Noël doit rouler aussi en MT01 à en juger par les étincelles qui allument les prunelles.
Là dessus, on se sépare avec l'ami LY.
La prochaine ballade sera en 2015. L'hivernale Moto Journal passant dans notre coin, on y sera, c'est sûr !!!
Tchôôô les copains !
A faire rougir les putains de la rade,
A faire crier grâce à tous les échos,
A faire trembler les murs de Jéricho,
Je vais ROULER
Je vais ROULER
Comme on n'a jamais ROULER
Je vais ROULER
Plus loin que tes rêves ont imaginé.
Je vais ROULER. Je vais ROULER.
C'est avec ces paroles de notre incontournable Michel SARDOU dans la tête, que pour la dernière sortie de l'année avec la grosse moto, j'envisageais une sortie sur les routes des alentours.
De plus, ayant passablement foiré mon footing du matin, moi qui d'habitude cours comme un lapin devant une voiture, l'envie se fait obligation.
Et enfin, contemplant mornement mon plat de purée-saucisses du midi, décision était prise d'envoyer un SMS à LY pour la dernière de l'année.
C'était sur, j'allais rouler ET envoyer la purée !
Ly à dit OUI,
Ly y était aussi !
Devant le cinéma, lieu de RDV habituel, les pétasses à cigarettes me toisent mollement lorsque j’entends le bruit chaloupé d'un bi se rapprochant.
Ly est dans les parages et l'heure du départ approche donc.
Un rapide topo sur l'état de la route confirme ma première impression. C'est gras-mouillé.
Pour imager le truc et que tu te rendes bien compte, gras mouillé c'est comme moi lorsque je prend un bain de mer. Le gras ressemble à mes abdos, et le mouillé mets tout ça en valeur...
Derrière les camions qui nous repeignent copieusement et que nous effaçons d'une simple rotation de la poignée, nous quittons la RD 1083 pour rejoindre NANC et prendre la direction du château d' Andelot.
Ça tourne et ça virevolte avec aisance, sans libération excessive du trou de balle, car un virage sur trois est bien pourri, mais on est à l'aise.
L'air est doux, le ciel à peu près clair, le regard larmoyant de vitesse. Bref on profite aisément de la situation privilégiée de rouler un 19 décembre par 11°C.
Nous longeons à présent l'ancien chemin médiéval menant au château. Les pierres sèches se querellent avec la mousse vert profond pour occuper l'espace, lorsque le château se dévoile enfin.
Un faible mur d’enceinte ne gâche pas la vue. Face à nous, tout de pierres grises, se dresse un fameux donjon ou sont accolé les murs d’habitations. Les fenêtres aux petites surfaces vitrées nous défient et le pont-levis impose fièrement sa puissance.
Sur la droite, la chapelle privée oppose son calme, passage obligé vers le cimetière séculaire en contrebas.
C'est toujours aussi splendide et ne m'en lasse jamais.
Ly atteste, et il est certain que ceux qui viendrons dans les parages profiteront également de ce joli coin.
On remets les casques, faisons demi tour sur la pointe des pieds et appliquant avec grand soin un maximum de pression sur les graviers roulant pour prévenir toutes chutes stupides et c'est reparti.
On attaque les lacets en descente qui nous ramènent le long sur Suran et je me mets en quête d'une fromagerie afin de dégoter le fameux Comté AOC 12 mois d'affinage. En vain. C'est ouvert le matin, et le matin seulement.
Mais peut importe, on continue vers Ramasse en enchaînant courbes rapides, virages soyeux, trajectoire impeccable. On est bien. C'est cool, esthétique et harmonieux...
Dans le lointain, nous découvrons l'aspect cotonneux des nuages qui recouvrent notre belle ville de départ.
A peine pénétrons nous dans cette atmosphère ouaté, que j’aperçois la silhouette de deux chevaux se détachant à contre jour, dans une lumière or et flouté. La courbe du champ est douce, le prés encore vert. Instant magique et éphémère.
A peine celui-ci dissipé que nous nous retrouvons dans la purée (encore?!) avec une visibilité réduite. Rien de dramatique car je sais que mon regard retrouvera devant une bière de noël au reflets roux, toute sa netteté.
On parle de la balade attablé en terrasse. Le jour disparaît lentement et les lanternes éclairent mieux encore nos montures au repos.
Qu'il est plaisant de constater, qu'elles attirent de nombreux regards, malgré leur ages, malgré les souillures de la ballade...
Du papas aux gamin, le père Noël doit rouler aussi en MT01 à en juger par les étincelles qui allument les prunelles.
Là dessus, on se sépare avec l'ami LY.
La prochaine ballade sera en 2015. L'hivernale Moto Journal passant dans notre coin, on y sera, c'est sûr !!!
Tchôôô les copains !
Piloter fait transpirer
- 1100XX25
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Re: la der 14...
Toujours un plaisir de lire ta prose l'ami, que j'aurai peut-être le plaisir de rencontrer en 2015. Sur le plan littérature motarde, 2014 se finit en beauté ! Chapeau à vous de défier sainte gamelle en cette saison en passant par Ramasse ! Joyeux Noel à toi Christophe et bien évidemment à ton compagnon de virée, l'inoxydable Jean Louis !
Autant l'atrophie est une diminution de volume d'une structure vivante, autant la Trophy est un élargisseur d'espace pour humanoïde vivant ...
Re: la der 14...
Magnifique, on a l'impression d'y être allé
Bon, si je comprend bien
c'est Ly qui fait les Tofes (il est tisserand?)
Et Tofe qui écrit ce que Ly lit
Bon, si je comprend bien
c'est Ly qui fait les Tofes (il est tisserand?)
Et Tofe qui écrit ce que Ly lit

Remplissons notre vie, traquons le temps perdu
Mourir est bien moins grave que n’avoir pas vécu..................Et Puis "Allumeeeezzzzz...le vieux "
- 1100XX25
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Re: la der 14...
Autant l'atrophie est une diminution de volume d'une structure vivante, autant la Trophy est un élargisseur d'espace pour humanoïde vivant ...
Re: la der 14...
Ah on reconnait tout de suite un auteur de la Bresse! il a la plume facile
. C'est un régal à chaque fois

Au fait en sirotant votre bière de Noel je pense que tu as pu observer la descente de Ly...
Au fait en sirotant votre bière de Noel je pense que tu as pu observer la descente de Ly...
- 1100XX25
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Re: la der 14...
Autant l'atrophie est une diminution de volume d'une structure vivante, autant la Trophy est un élargisseur d'espace pour humanoïde vivant ...
Re: la der 14...
Chapeau... du grand XX !!1100XX25 a écrit : Il ne faudrait pas que Ly tue Annie !!!
Roule ma poule..
...
...Re: la der 14...
Vrai...fallait la trouver celle là...Tu peux franchement racheter une moto, t'as tout récupéréLy a écrit :Chapeau... du grand XX !!1100XX25 a écrit : Il ne faudrait pas que Ly tue Annie !!!

Remplissons notre vie, traquons le temps perdu
Mourir est bien moins grave que n’avoir pas vécu..................Et Puis "Allumeeeezzzzz...le vieux "
Re: la der 14...
Ces jeux de mots me font penser à Herbert..... Quelqu’un a de ses nouvelles ?
Roule ma poule..
...
...- 1100XX25
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Re: la der 14...
Merci Jacques j'y travaille mais ce n'est encore pas gagné ...Jack56 a écrit :Vrai...fallait la trouver celle là...Tu peux franchement racheter une moto, t'as tout récupéréLy a écrit :Chapeau... du grand XX !!1100XX25 a écrit : Il ne faudrait pas que Ly tue Annie !!!![]()
Autant l'atrophie est une diminution de volume d'une structure vivante, autant la Trophy est un élargisseur d'espace pour humanoïde vivant ...
Re: la der 14...
Il y à pas de photos mais avec de tels descriptifs ont en à pas besoins, merci de nous avoir fait rêver.


Re: la der 14...
Que c'est beau !!! mais nous avec un temps comme çà ,on sort pas ,on n'as pas l'habitude .....l'hiver n'est pas arrivé , encore 16°ce jour et soleil ....


- Bernardo1er
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Re: la der 14...
Il faudra quand même traduire, j'ai un copain écrivain qui veut devenir motard, mais bon il est gay je me méfie.
Mais en vérité je rejoins Jack on y était.
Mais en vérité je rejoins Jack on y était.
tofe01 a écrit :A faire pâlir tous les Marquis de Sade,
A faire rougir les putains de la rade,
A faire crier grâce à tous les échos,
A faire trembler les murs de Jéricho,
Je vais ROULER
Je vais ROULER
Comme on n'a jamais ROULER
Je vais ROULER
Plus loin que tes rêves ont imaginé.
Je vais ROULER. Je vais ROULER.
C'est avec ces paroles de notre incontournable Michel SARDOU dans la tête, que pour la dernière sortie de l'année avec la grosse moto, j'envisageais une sortie sur les routes des alentours.
De plus, ayant passablement foiré mon footing du matin, moi qui d'habitude cours comme un lapin devant une voiture, l'envie se fait obligation.
Et enfin, contemplant mornement mon plat de purée-saucisses du midi, décision était prise d'envoyer un SMS à LY pour la dernière de l'année.
C'était sur, j'allais rouler ET envoyer la purée !
Ly à dit OUI,
Ly y était aussi !
Devant le cinéma, lieu de RDV habituel, les pétasses à cigarettes me toisent mollement lorsque j’entends le bruit chaloupé d'un bi se rapprochant.
Ly est dans les parages et l'heure du départ approche donc.
Un rapide topo sur l'état de la route confirme ma première impression. C'est gras-mouillé.
Pour imager le truc et que tu te rendes bien compte, gras mouillé c'est comme moi lorsque je prend un bain de mer. Le gras ressemble à mes abdos, et le mouillé mets tout ça en valeur...
Derrière les camions qui nous repeignent copieusement et que nous effaçons d'une simple rotation de la poignée, nous quittons la RD 1083 pour rejoindre NANC et prendre la direction du château d' Andelot.
Ça tourne et ça virevolte avec aisance, sans libération excessive du trou de balle, car un virage sur trois est bien pourri, mais on est à l'aise.
L'air est doux, le ciel à peu près clair, le regard larmoyant de vitesse. Bref on profite aisément de la situation privilégiée de rouler un 19 décembre par 11°C.
Nous longeons à présent l'ancien chemin médiéval menant au château. Les pierres sèches se querellent avec la mousse vert profond pour occuper l'espace, lorsque le château se dévoile enfin.
Un faible mur d’enceinte ne gâche pas la vue. Face à nous, tout de pierres grises, se dresse un fameux donjon ou sont accolé les murs d’habitations. Les fenêtres aux petites surfaces vitrées nous défient et le pont-levis impose fièrement sa puissance.
Sur la droite, la chapelle privée oppose son calme, passage obligé vers le cimetière séculaire en contrebas.
C'est toujours aussi splendide et ne m'en lasse jamais.
Ly atteste, et il est certain que ceux qui viendrons dans les parages profiteront également de ce joli coin.
On remets les casques, faisons demi tour sur la pointe des pieds et appliquant avec grand soin un maximum de pression sur les graviers roulant pour prévenir toutes chutes stupides et c'est reparti.
On attaque les lacets en descente qui nous ramènent le long sur Suran et je me mets en quête d'une fromagerie afin de dégoter le fameux Comté AOC 12 mois d'affinage. En vain. C'est ouvert le matin, et le matin seulement.
Mais peut importe, on continue vers Ramasse en enchaînant courbes rapides, virages soyeux, trajectoire impeccable. On est bien. C'est cool, esthétique et harmonieux...
Dans le lointain, nous découvrons l'aspect cotonneux des nuages qui recouvrent notre belle ville de départ.
A peine pénétrons nous dans cette atmosphère ouaté, que j’aperçois la silhouette de deux chevaux se détachant à contre jour, dans une lumière or et flouté. La courbe du champ est douce, le prés encore vert. Instant magique et éphémère.
A peine celui-ci dissipé que nous nous retrouvons dans la purée (encore?!) avec une visibilité réduite. Rien de dramatique car je sais que mon regard retrouvera devant une bière de noël au reflets roux, toute sa netteté.
On parle de la balade attablé en terrasse. Le jour disparaît lentement et les lanternes éclairent mieux encore nos montures au repos.
Qu'il est plaisant de constater, qu'elles attirent de nombreux regards, malgré leur ages, malgré les souillures de la ballade...
Du papas aux gamin, le père Noël doit rouler aussi en MT01 à en juger par les étincelles qui allument les prunelles.
Là dessus, on se sépare avec l'ami LY.
La prochaine ballade sera en 2015. L'hivernale Moto Journal passant dans notre coin, on y sera, c'est sûr !!!
Tchôôô les copains !
...L'aérodynamique est pour les gens qui ne savent pas construire de moteurs. ...
Enzo Ferrari
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