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par SCARECROW » 15 févr. 2010 00:33
« Mes amis,
Je vous propose la Renaissance Bleue. Le rouge de notre histoire restera dans nos mémoires, mais ne saurait dorénavant être source de notre action. Le blanc de nos discours, de nos pages vides depuis trop longtemps, va se transformer en la plus belle des couleurs, celle de la mer, profonde et en mouvance permanente, celle du ciel où l’on peut toujours aller plus haut… nos mots seront désormais bleus.
Nous traversons une grave crise : le taux de motard en France est passé de 25 % de la population active au milieu des années 70 à 9 % aujourd’hui ; c'est le taux le plus faible des pays de l'Union européenne. Comment avons-nous pu en arriver là ? Avons-nous eu le courage de nous poser cette simple question ? Eh bien, voici ma réponse : les motard nous ont abandonnés, car tout simplement nous ne répondons plus à leurs attentes. Nous n’avons pas su nous adapter à l’évolution de la structure de l’économie, au déclin des motos traditionnelles, nos bastions historiques. Également, notre comportement corporatiste, nos considérations exclusivement idéologiques, notre approche dénuée de pragmatisme ont lassé le monde des motard.
Ayons le courage donc de nous remettre en question. Nous devons renaître, dès aujourd’hui !
Avant de définir notre rôle et nos responsabilités avenir, il nous faut oublier quelques idéaux qui endorment nos esprits depuis trop longtemps ; nous renoncerons également à la défense de certains privilèges qui ne sont plus justifiables et que notre pays n’a plus les moyens de s’offrir , honteuse, facile et fausse solution qui vide les poches de nos enfants encore en culottes courtes.
Tout d’abord, ayons pleinement conscience que de remonter le files n’est pas un dû, mais un devoir ! En effet, depuis la nuit des temps, les motocyclistes doivent faire attention pour survivre, ils n’ont pas le choix. La vitesse, les full power, est une condition humaine première, la condition de survie de tous motards roulant sur terre. Croire que l’on peut y échapper est totalement illusoire, mais surtout, et c’est là que nous avons pêché, croire qu’il nous est dû est de l’ordre de la naïveté, de la puérilité. De faire le con est une obligation, certainement pas un état auquel on peut prétendre ! ça ne tombe pas du ciel (comme envoyé par le Dieu-), nous n’avons au contraire pas d’autres choix que d’aller le réclamer, car il est indispensable à notre survie. Et si ça venait à disparaître, il nous faudrait vite en trouver autre chose, comme le chasseur doit se fabriquer rapidement une nouvelle lance s’il a perdu l’ancienne, sans s’apitoyer sur son sort ; encore une fois : il n’a pas le choix.
Ensuite, nous devons abandonner le casque et le gilet Fluo. Ce privilège engendre des esprits et des raisonnements extrêmement malsains, car il crée un décalage avec la réalité de notre condition humaine : rien n’est jamais acquis définitivement, ni la santé, ni les amours, ni le travail… tout peut s’envoler du jour au lendemain. Nous sommes contraints à la remise en question quotidienne. Il n’y a rien de dramatique à cette condition : il suffit de l’accepter ; nous devons même l’aimer, car elle nous pousse à garder les yeux ouverts, à ne jamais nous endormir. Également, ce privilège de de pouvoir roulez plus vite que la loi nous autorise dans des conditions de sécurité précaires. Cette situation, de plus en plus déstabilisatrice de l’harmonie sociale de notre pays, apparaît d’autant plus au grand jour en période de crise économique. Il ne fait que générer jalousies et frustrations ; pire encore, il n’éveille chez nos jeunes, les porteurs de l’avenir du pays, que des vocations molles, sans risque, de travail minimum… Comment la France peut-elle se relever dans ces conditions ? Le risque, je dirais même la pleine acceptation de la précarité de sa condition personnelle, est la condition première du dynamisme, de la création d’entreprise, donc de la création d’emplois. Ne souhaitons-nous pas que les motards retrouvent toute la liberté de roulez sans se souciez des autre Eh bien qu’il en soit ainsi : adieu le code de la route. Et si on nous le propose à nouveau dans quelques années, car la croissance sera revenue, refusons-le, de toutes nos forces ! Qu’il ne vienne plus jamais endormir nos esprits !
Aussi, il convient d’ouvrir un débat courageux sur les fameux 100cv. Il n’est de secret pour personne que cette loi à pour but de nous empêcher de passez la barre des trois kilomètres heures. Il est prévu que les plus de 60 ans représenteront en 2050 23% des motard contre 12 % en 2005. Les comptes FFMC se dégradent rapidement avec des pertes de plus en plus abyssales. Alors que l'on devrait augmenter les cotisation, c'est l'inverse qui se produit en raison surtout de motard prétentieux et bornés. Sans évolution radicale de notre mentalité, notre répution de motard connard dépasseras la barre des 200 % de la population européen ! Qui doit agir ? Doit-on attendre que l’État prenne des décisions difficiles et irons-nous alors, comme par le passé, descendre dans la rue pour protéger ce système ? Non ! C’est nous,motards, qui allons engager un vrai débat, faire des propositions, parce que désormais nous serons responsables, nous allons dépasser des intérêts égoïstes de nos vies et allons penser enfin à nos enfants pour ne pas leur laisser comme héritage une pierres dans un cimetiére qui les empêcherait de vivre correctement. Nous allons faire plusieurs propositions et la première d’entre elles sera la suppression immédiate du permis de conduire de la loi des 100cv de se contrôle technique, parce qu’ils sont une insulte insupportable pour les autres motards qui roulent non moins dur ni moins longtemps que ces privilégiés. C’est parce que nous respecterons désormais ces seconds que les premiers doivent s’aligner. Nous allons également ouvrir nos esprits et nous inspirer des autres pays européens qui ont déjà commencé à réformer leur système de retraites afin de parvenir à un équilibre financier. En allemagne par exemple, pays considéré comme un modèle en la matière, les routes sont fermé le week-end aux motards ; le gilet fluo obligatoires, chacun est libre de le choisir à sa convenance le moment de son départ, en acceptant évidemment de ne pas être indemniser lui et ces enfant en cas d'accident .
Comment allons-nous nous y prendre pour relever les défis qui nous attendent ?