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par fraisa » 17 déc. 2021 10:30
Bon alors, sujet délicat, mais qui m'irrite au plus haut point.
Les anti vaccin, j'y reviendrai. Pour les anti pass, je serai moins intransigeant.
Le pass est mis en place pour obliger les personnes à se faire vacciner, c'est clair. Mais nous vivons en société, et l'être humain est ce qu'il est, c'est à dire égo-centré. Une société sans règles, telle que décrite par les anarchistes du XIX ème siècle, est utopique. Nous ne sommes pas capable de vivre en communauté tout en respectant les autres, car les intérêts des uns iront à l'encontre de ceux des autres. C'est pourquoi nous avons choisi d'édicter des lois qui régissent nos rapports aux autres. On ne peut pas rouler à la vitesse que l'on veut sur la route, on ne peut pas casser la gueule à notre voisin qui tond sa pelouse à 7h du matin le dimanche, ... C'est notre bulletin de vote qui permet de privilégier une orientation de ces règles, ou alors la dictature (de gauche ou de droite) qui ne nous demandera pas notre avis. Donc oui le pass sanitaire est une entrave à notre liberté, mais il a permis un fort rebond de la vaccination, ce qui nous permet de pouvoir continuer à vivre à peu près normalement.
Pour ce qui est du vaccin, je ne disserterai pas sur les complotistes, car j'avoue ne pas comprendre comment on peut remettre en cause des informations vérifiées par de multiples canaux. Par contre, pour fréquenter les hôpitaux assez souvent, je vois le résultat de ce refus de vaccination. Le manque de chance pour certains patients en oncologie est flagrant. Pendant la première vague, un grand nombre de personnes on vu leur examens reportés pour cause de surcharge des services, et on sait très bien que plus on retarde la recherche d'une tumeur, ou la mise en place d'un traitement, plus le cancer sera virulent et meurtrier. Et mon oncologue m'a confirmé qu'au moins 5 personnes sont actuellement dans son service alors que cela aurait pû être évité. Donc si quelqu'un refuse la vaccination, c'est son choix, mais il doit en assumer les conséquences : patient non prioritaire à son arrivée à l'hôpital, confinement obligatoire chez lui. Il peut se mettre en danger mais il ne peut pas me mettre en danger.
Bon, mon bon Jean Louis, tu sais à quel point je t'apprécie, mais je sais aussi qu'Isabelle serait triste que tu ne sois pas, toi et Annie, à mon enterrement.
Un gros bisou quand même
Carpe Diem
